lundi, 05 juin 2006
ONCE UPON A TIME IN ARGENTINA
Nous sommes dimanche le 3 juin 3h30 du matin, et ça fait un bout que je suis dans mon lit et que je pense à plein de trucs à écrire. Maintenant, je viens d'ouvrir mon ordinateur et j'ai rien à dire. Je vais continuer d'écrire et peut-être que l'inspiration me reviendra. C'est que j'ai plein de trucs dans la tête.
Il y a peu de temps, j'ai vu une amie se faire violenter, bousculer et se faire voler les clés de voiture et de maison par son ancien petit copain (ça fait français ''ancien petit copain''). Ex dont elle m'avait déjà parlé et qui lui aurait fait plusieurs menaces de mort et qui la terrifie constamment. Lorsqu’il l’a agrippé par les bras et pousser contre le mur, j'ai pu capter sa frayeur dans les yeux.
En moins de deux, j'ai essayé de raisonner le mec en question mais en vain. Une droite modérée au visage s'en suivit. Preuve comme de quoi j’étais sérieux. Je continue brièvement le dialogue, mais le type ne faisait que me confirmer qu'il était un sociopathe. J'ai ressenti une énorme frustration lorsqu'il a poussé à nouveau contre le mur. J'ai enfoncée ma main profondément dans sa gorge en l’agrippant par le thorax de l’intérieur et lui ai demandé de me regarder dans les yeux en lui répétant de me remettre les clés pendant qu'il est encore temps. Supportant la douleur, probablement ivre ou drogué, il ne coopère pas à mettre fin à la situation digne des feuilletons aux scènes dramatiques. Ne sachant pas s'il dissimulait une arme ou pas, je garde mes distances. J'ai comme premier réflexe de lui envoyer un coup de pied au genou, un wong gerk. Au moment même où l'influx nerveux donne le signal à mes muscles d'accomplir la tâche désirée pour me débarrasser de ce con qui me les gonfle, je regarde attentivement son genou et j'anticipe le ravage que je vais lui causer. Un sentiment de satisfaction prend place le temps d'un quart de seconde. Je réalise ensuite que les dommages seront irréversibles, perte d'un genou, peut-être même d'une jambe à vie. Étant donné qu'il n'est pas armé d'un magnum 44, que nous sommes pas seul dans le désert et que je suis un étranger facilement retraçable et identifiable, je réajuste la position de mon talon et la hauteur de mon pied dans le but d'amoindrir la destruction et d’engourdir plutôt le muscle de sa jambe.
Toute cette réflexion a ralenti le rythme de croisière de mes mouvements et je lance de façon préventive un lent jab pour le tenir à distance. Mon adversaire en profite pour attraper ce bras. Aussi tôt, je me laisse saisir. Le bras tiré se transforme en un coude tombant stratégique. À nouveau, je regarde où mon coude va percuter...juste en dessous de l'oeil. Je l'imagine avec l'os de la joue fracturé. Je change de tactique, j'agrippe sa tête pour lui donner un coup de pied au visage ( ok, les dommages sont comparables, mais au moins j'ai fait un effort, j’avais pas le temps pour une troisième option!). Perdant toute synchronisation par ce souci de ne pas le tuer comme à la vieille époque des gladiateurs, il voit venir mon coup de pied et se protège le visage avec ses mains. Résultat, le dessus de mon pied rencontre un de ses coudes. J'aurai le pied enflé et mal en point pendant quelques semaines.
Ayant fait suffisamment d'exercice et de diplomatie pour la journée, je décide de mettre fin à l'épisode de Virginie fullcontact : j'enligne ma garde et décide de laisser parler mon coeur, donner libre expression à mes sentiments profonds. Naquirent en un des plus court espace temps qu’il soit quatre coups de
poing du printemps splendide (wing-chun punch). L’abruti se transforma en superman le temps de franchir le mètre et demi qui le séparait du mur derrière lui (à ton tour d’être intime avec le mur, pauvre noisette). La furie de mon dernier coup de poing m’a aveuglé légèrement. Je le cherche. Un peu surpris de ne plus le voir dans ma mire. Je fais redescende l'énergie et décontracte mes muscles car je me sens dangereux, très dangereux soudainement. Ma consoeur profita de mon retour au calme et son moment d'inconscience au sol pour s'approcher de lui et lui reprendre les clés qu'il avait mis dans son pantalon. Je reviens sur terre et ferme la porte de l'école de kung-fu pendant que nous le regardons se réveiller, puis se remettre debout le sur trottoir. Il dit quelques bêtises et quitta les lieux.Le danger devenu inexistant, si nous aurions été à la vieille époque, j'aurais dit éliminé mais nous sommes en 2006, les nerfs se manifestèrent et certaines douleurs apparurent. En premier, mon pied quand je suis venu pour monter les escaliers. Secundo, mon pouce. Il n'a peut-être pas été capable d'entré dans la gorge de mon rival, alors il s'est fait petit en se disloquant vers l'intérieur. En fin, ma jointure du poing droit. Complètement enflée. Il y a un mois de que cela s'est déroulé et je n'ai pas encore récupéré à 60% aucun de ces souvenirs belliqueux.
Le tout a duré au total trois minutes environ, ce qui est très long. Ma consoeur m'a aidé à refaire la chronologie des évènements et reconstituer les faits car l'adrénaline m'a fait oublier plusieurs moments et dialogues. Par exemple, je croyais et étais certain d'avoir fait le dernier coup de poing de la main arrière de façon verticale
avec mon poids sur la jambe arrière, mais il semblerait plutôt que j'aurais fait un direct horizontale avec toute la force d'inertie du corps, c'est-à-dire en transférant le poids sur la jambe avant. Ce qui est très plausible car j'avais vu dans un restaurant deux semaines auparavant la photo d'un direct de la droite du boxer argentin, Carlos Monzon, et ça m’avait beaucoup inspiré dans mes entraînements. Je le pratiquais intensément depuis deux jours. De surcroît, je ne savais d'où sortait les clés, je ne l'ai jamais vu aller les chercher.Il y a toujours des leçons à tirer de ce genre de chose. Un de mes bons amis a appris qu'il ne faut jamais quitter des yeux son adversaire même quand il veut te donner la main en guise de paix. Voici ce que moi j’ai appris de cet affrontement. En fait, je n’ai rien appris de nouveau. J’ai juste pris d’avantage conscience de certains éléments reliés à un vrai combat, dans la vraie vie.
Tout d’abord, à moins d’être vraiment en danger, faut faire attention aux techniques que nous employons. Le dérangé aurait facilement pu être en chaise roulante pour très longtemps. Quoique psychopathe, j’ai su pour la suite qu’il est très instruit et qu’il serait allé directement porter plainte aux autorités. J’aurais pu avoir un casier et être déporté au Canada, aussi simple que ça. Sans mentionner que j’aurais donné mauvaise image au kung-fu, à ses adaptes et à mes écoles respectives. Aujourd’hui, je réalise que si j’ai eu cet instant de réflexion sur les dommages que j’allais infliger, c’est uniquement parce que mon maître de Québec, Sifu Yves Laprise, nous a toujours enseigné de penser aux conséquences de nos actes, aux techniques à exécuter selon les circonstances. Je me suis surpris. Je n’aurais jamais pensé qu’un jour, dans un vrai combat, j’utiliserais une technique moins dangereuse pour éviter de me mettre dans une situation problématique. Je suis beaucoup plus du genre hardcore d’habitude. Je suis par contre très heureux d’avoir pensé deux fois à ce que je m’apprêtais à faire. Faut croire qu’avec le temps le message est entré dans le subconscient. Je présume que je dois être reconnaissant d’avoir un maître qui nous enseigne à être responsable de nos actes et à avoir une conscience. With great power, comes great responsibilities. C’est malheureusement pas toujours le cas de tous les maîtres d’arts martiaux.
Je constate au moment d’écrire ses lignes, que si j’ai pu penser aux portés éventuels de mes gestes dans le feu de l’action, c’est que j’avais encore toute ma tête. Je suis au moins capable d’appliquer cet élément de base important de rester calme:un esprit agité déforme la réalité. C’est simple et élémentaire, mais qui peut être difficile à concrétiser quand vient le temps de l’être. Avoir perdu le calme et le contrôle, de bonnes chances que je me serais mis dans le pétrin. D’accord, j’ai mis la machine en marche à la fin, justement : pour qu'il y est une fin. J’ai senti des énergies montées, mais je considère que je suis resté calme et je ne regrette pas mes actions. En fait, tout le monde de mon école m’approuvait. Pour une fois que le kung-fu peut servir à faire le bien. Honnêtement, c’est la première fois que j’utilise le kung-fu dans un but légitime. On se sent même pas comme un super héro parce qu'il faut se mettre de la glace partout. Après on se dit qu’on aurait pu faire xyz, on analyse son comportement…un peu comme je fais en ce moment. Au fait, Batman se met-il de la glace en cachette dans sa batcave ..?
Dans un deuxième temps, je me suis rendu compte que j’aurais difficilement été capable de maîtriser mon adversaire sans lui infliger de bons coups s’il avait été plus agressif, imposant ou armé. Je pense être à un niveau où je suis à l’aise de frapper et maintenir un adversaire là où je le veux bien. Pour ce qui est de le maîtriser en absorbant sa force ou bloquer une de ces attaques et de lui faire une clé des articulations, pour ensuite l’emmener au sol et le tranquilliser. C’est une autre chose. Il faut un excellent niveau pour faire cela. Un autre dix ans en ce qui me concerne. J’ai donc encore beaucoup de choses à travailler dans mon art.
Sifu Laprise disait souvent que frapper du poing à la tête, c’est comme frapper sur le mannequin de bois (un tronc d’arbre) et que nous aurions aussi mal à notre poing que l’autre à sa tête. Quoique d’accord avec ces propos, j’ai toujours mis l’accent sur mes frappes de poing et toujours envisagé de me défendre aux poings si survenait l’occasion. Un mois plus tard, j’ai encore les jointures du poing droit qui sont sensibles. Heureusement qu’il avait pas trois méchants et monstre de la fin à combattre, j’aurais les deux poings complètement en compotes. Vous pouvez parier que depuis je ne fais que pratiquer des paumes, jour après jour, et mes pouces n’ont jamais été aussi fermement serrés. Je racontais récemment à un bon ami que ma jointure était sévèrement endommagée. J’ai bien aimé sa réplique spontanée : ''C’est claire, on est capable de frapper beaucoup plus fort que ce que notre poing est capable de prendre, (d’encaisser).'' Voilà qui est bien dit.D’autre part, je dois avouer que lorsque j’ai entré ma main dans la gorge de l’idiot en question, j’étais relativement étonné de le voir supporter la douleur et de préférer continuer l’affrontement. Bien sûr qu’il a figé solide les premières secondes, mais il était vraiment dans un état second, soit en raison d’une substance ou simplement par l’adrénaline et les endorphines du moments, par contre ça n’a pas eu l’effet escompté. En temps normal cette technique aurait suffit pour qu’il me donne les clés de ma consoeur… son porte-monnaie et qu’il me supplie de le lâcher. Là où je veux en venir, c’est que dans une vrai bataille, tout le monde est sur les hormones et qu’on est capable d’encaisser trois fois plus qu’en temps normale, qu’en temps de pratique. Donc, si vous êtes en danger et que vous devez frapper, assurez-vous de ne pas manquer votre coup car vous n’aurez peut-être pas de deuxième chance. Si vous êtes une fille, encore pire. Ainsi, vous le frapper de toutes vos forces pour fuir et ça ne fonctionne pas. Vous avez des bonnes chances que votre agresseur devienne plus violent, diminuant vos chances de vous en sortir avec le moins de mal possible. À ce stade, la connaissance des points vitaux et la qualité de l’exécution technique entre en jeu. Il n’y a pas d’autre solution que la pratique assidue et de l’apprentissage correcte du déploiement de la force.
C’est effectivement cocasse que la droite de Monzon ait atterrie sur la tronche du détraqué. Ce qu’il faut se rappeler, c’est que les techniques que nous pratiquons en salle seront les techniques qui nous utiliserons de manière spontanée en cas d’attaque. Si tu les pratiques pas, bien…attends toi pas d’être capable de les faire. Si tu les pratiques pas correctement, une mauvaise surprise t'attend. J'ai compris que la lenteur te permet de te corriger et de bien faire tes mouvements. Cependant, ce n'est pas tout de pratiquer la lenteur, il faut aussi pratiquer sa rapidité d'exécution, son temps de réaction face à une attaque plausible, ce qui veut dire une attaque d'une certaine force et d'une vitesse. Pour un sprinter de 100 mètres, il est important de pratiquer sa technique de départ au slow motion. Ça permet lui de bien décortiquer ses mouvements, d'acquérir la bonne technique en envoyant que les bons signaux à son système neuromusculaire d'éviter de faire fonctionner les muscles antagonistes, contraire à son mouvement. Inversement, il doit pratiquer des vrais départs explosif pour tester ses réflexes et sa composition technique, autrement il n'a aucune chance de performer venu le jour J lorsqu'il sera dans les starting block et que le pistolet se fera entendre. En athlétisme, tout comme en kung-fu, il faut énormément de préparation avant pouvoir passer à ce niveau d'intensité dans l'entraînement. Sinon il y aura des blessures. Reste que dans ces deux disciplines, la performance en 'situation réelle' (vrai combat, vrai course) n'est qu'une infime partie derrière une très grande préparation. Bref, plus souvent en lenteur qu'en explosivité. Mais il ne faut pas négliger aucun des deux, ça me fait penser à un concept...: Ying et Yang.
C’était mes idées et opinions sur ma péripétie et tout ce qui l'entoure, elles n’engagent que moi.
J’en profite pour saluer à nouveau mon professeur de kung-fu, Yves Laprise. Je ne t’ai pas souvent mentionné dans mes textes car j’étudie présentement à l’étranger, mais t’inquiète je pense souvent à toi. Plus, tous mes amis-es de Québec savent qui tu es depuis longtemps !
Prochainement, je vous raconterais la péripétie de Federico Laguia (voir texte précèdant) qui s’est fait faire les poches aux petites heures du matin sur un boulevard achalandé de Buenos Aires.
Il est 7h30 maintenant, -quoi, je me suis relu deux fois...vous devriez être fier. J'essaie de prendre de bonne habitude de rédaction. Trois concours universitaires et je sais toujours pas écrire...c'est pas drôle.
PEACE.
gino,
the underground journalist.
Pour en savoir plus sur le boxeur argentin 15 fois champion du monde cliquer sur Champion Argentin ou sur Carlos 'El Macho' Monzon
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vendredi, 02 juin 2006
HASTA PRONTO AMIGOS
TEXTE BILINGUE - TEXTO EN CASTELLANO
PHOTO:Juan, Federico, Sifu Di Renzo,Sifu Fernandez, the underground journalist, Sifu Rizzo , Arkady
Hey,
avant de partir, j'aimerais vous présenter quelques bons amis, de très bon amis que je me suis fait ici et que je donne ma parole que je vais revenir voir dans peu de temps. Je serais de retour avant même qu'ils aient oublié ma fête de départ.
Hola,
ante de irme, me gustaria presentar lo gente que conoci aca en Argentina. Son muy buena gente y lo prometo de volver muy pronto a visitarlo. Volvere ante que los olvide el dia de mi fista de despidida.
Ils sont évidemment tous des confrères de kung-fu, car à part la caissière du supermarché, j'ai pas connu d'autre monde ici.
Por su puesto, esos amigos son todos praticantes de kung-fu, porque aparte de la cajera del supermercado, no conoci otro typo de gente.
Je vous présente donc mes confrères de kung-fu, vous aller les reconnaître car ils apparaîssent déjà
sur certaines photos du sites. Ils apparaissent en ordre de préférence - hihihi, blague.
Asi que lo presento mis companoros de kung-fu, ustedes le van a reconocer porque ya ellos han apperecido en ulganas de mis fotos en esta pagina. Lo prensento en ordre de preferencia - jajaja, chiste.
SIFU CLAUDIO Di RENZO
Sifu Di Renzo a fêté son 46 anniversaire un peu après mon arrivé dans l'école et j'ai eu la chance de festoyer
avec lui. Somme toute, ce qu'il faut se rappeler de ce brave type, c'est qu'il a été d'une générosité exemplaire de son savoir marciale, de son temps et de sa personne. Son accueil fut très hospitalier et la barre est haute pour les autres maître que je vais rencontrer. Il m'a enseigné tout de sa branche de Wing-Chun, en plus de m'avoir abondamment initié au Hung Gar, Shaolin, Chi Quong et Choy Lee Fat. Je le remercie pour tous et lui promets de venir le visiter à nouveau avant notre voyage en Chine. En fait, c'est quand on y va, je dois planifier ! Il est aussi devenu un très bon ami.Sifu Di Renzo cumplio 46 anos poco despues que llegue. Tuve la oportunidad de celebrarlo con el. Pero sobre todo, el fue muy generoso de su saber, tiempo, y de su persona. Ademas de ofrecer una hospitalidad ejempler. Me enseno todo de la rama de Wing-Chun y me inicio al Hung Gar, al Shaolin, al Chi Quong y al Choy Lee Fut. Personalemente, pienso quel es muy buen Sifu y espero que los otros Sifu que vaya a conocer tengan su generosidad marcial y su sentido del humor. GRACIAS POR TODO. VOLVERE A BUENOS AIRES ANTES DE QUE VAMOS A CHINA. O sea, cuando nos vamos ? Porque tengo que planificar ! Pero lo mas importante, es que Sifu Di Renzo se convirtio en un muy buen amigo.
J'oubliais un fait important. Ici, en Argentine, dans les années 1970, il n'avait pas de véritable maître de kung-fu, d'arts martiaux chinois. Après avoir écris à un magazine d'arts martiaux des États-Unis, il a fait connaissance d'un jeune maître chinois qui venait de s'établir à Miami. C'est ainsi que Sifu Claudio Di Renzo et sont frères jumeaux furent les premiers à apporter le kung-fu en sol Argentins. Je l'ignorais, mais ils sont en fait des pseudo légendes dans le pays. Par la suite, il devint champion de forme d'arme traditionnel (pas de Wushu) en Chine et de devint le premier Occidental à étudier le Wen Sheng Chuan et devenir disciple de Wang An Lin.
Petite revue de kung-fu qui date de l'ouverture de l'école, il y a une trentaine d'années, on voit les deux frères essayant d'en mettre plein la vue. Sifu Claudio est à droite. Le document, d'une vingtaine de pages, est très intéressant et bien fait.
Con permiso Sifu, muestro aca una pequena revista de ustedes cuando empezaron con la escuela, hace mas de 30 anos. Sifu Claudio esta a la derecha. El documento, de mas o menos 20 paginas, es muy interesante y bien hecho
Se me iba olvidar algo importante. Aca, en Argentina, en los anos 70, no habia ningun verdadero maestro de kung-fu, de arte marcial chino. Despues mandar una carta a una revista marcial de los Estados-Unidos, el, conocio a un joven maestro chino que acababa de establecerse a Miami. Asi fue, que Sifu Claudio Di Renzo y su hermano fueron los primeros a establecer el kung-fu en Argentina. Luego, Sifu Claudio fue campeon en formas de arma tradicional en China y tambien el primer occidental en estudiar el estilo Wen Sheng Chuan y ser el discipulo de Wang An Li. El es casi es una leyenda aca.
SIHING JUAN MANUEL FARINA
Personne pourrait deviner que ce mec a 36 ans, incroyable et vrai. Quand je l'ai vu, je croyais qu'il était de mon âge avec 2-3 ans de plus. Il est assez shapé, même si ça parait jamais sur les photos. Il est beef comme Stalonne dans Rambo II. Ses bras sont définitivement plus gros que les miens (il est un ancien culturiste). Quoique j'ai pas eu la chance de chiller avec autant que aurions voulu, je sais qu'il est un bon jack, sincère, smart et un bon photographe. Si certains de vous aiment mes histoires de batailles, attendez d'entendre les siennes. Un de c'est quatre, on fera un photoshoot on boira une bouteille de rhum et là on jasera pour vrai ! Ce mec mine de rien, a voyager tout l'Europe et une partie du Canada et des États-Unis. C'est un grand voyageur, disons qu'il a vécu et que je prend un peu le même chemin que lui.
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Nadie puede adivinar que este tipo tiene 36 anos! Increible. Al principio, pensaba que tenia 2 o 3 anos mas que yo. En serio, su forma fisica es buenisima. El es musculoso como yo quiero ser. No se nota tanto en la foto, pero sus brazos son dos veces los mios y es muy fuerte. Su fisonomia se parece a Stallone, en Rambo II. Aunque no tuvimos muchas oportunidades de charlar, se que el es un buen tipo, habla de corazon, es inteligente y buen fotografo. Por supuesto, tiene un buen kung-fu y sabe pelear. Si mis amigos piensan que yo tengo buenas historias de pelea, es porque nunca han escuchado las historias de Juan! Un dia haremos un photoshoot y beberemos una botella de ron, ahi hablaremos de verdad (bebere solo, porque ya se que tu no bebes). Un dia quiero que me cuentes historias de tus viajes a Europa y los otros lugares que conociste. Seria interesante en mi libro.
SIFU JORGE RIZZO
Quoique je l'ai croisé à l'anniversaire de Sifu, la première fois que je me souviens l'avoir rencontré c'est lorsqu'il est venu au kwoon donner un cours et qu'il m'a enseigné Shaolin 6 en deux heures (facile avec un bon élève comme moi - hihihi). Après nous sommes tous allés manger du chinos - il n'aime pas le chinois, et nous avons passé l'après-midi à regarder des vidéos et des photos de kung-fu. À partir de ce moment, nous avons été de bons amis. Nous avons eu des péripéties particulières à Santa-Fe lors d'un séminaire de kung-fu. Sifu Rizzo ne fait pas son âge non plus, il a 46 ans. J'ai fait du combat avec lui une fois...il est bon, en plus de pas se rendre compte à quel point il frappe fort. Il m'avait bombardé de coups et j'ai eu mal à la mâchoire pendant une bonne semaine. Comme je suis un guérrier, je n'ai rien dit. Plus tard, j'ai compris qu'il s'entraîne toujours très intensément. En outre, il me fait penser à Claude Gagnon, tu as beau le frapper, il sent rien, le signal se rend pas. C'est donc la même chose quand lui frappe!! Très bon prof, apprendre une forme avec lui c'est un jeu d'enfant. Prend soin de toi et fait attention à ta bédaine...car la prochaine fois tu seras pas en mesure de me toucher ! Prend soin de ta famille et donne à tes enfants tout le nécessaire pour qu'ils deviennent de bonnes personnes comme toi.
Yo le habia visto en el cumpleanos de Sifu, pero la primera vez que recuerdo verle fue cuando vino al gimnasio a dar una clase y me enseno la Shaolin 6 en dos horas (facil con un buen alumno como yo!) Despues, fuimos a comer chino - a el no le gusta esa comida, y luego pasamos todo la tarde mirando fotos y videos de kung-fu. Nos llevamos bien desde ese momento. La pasamos bien en Santa Fe - verdad Jorge?! El tampoco aparenta la edad que tiene, 46 anos. Hicimos combate juntos una vez. Sifu Rizzo es bueno ademas que no se da cuenta que golpea durisimo. Esta vez, me bombardeo a golpes con una velocidad que tenia miedo de seguir. Me dolio la mandibula por un par de dias. Como soy un guerrero, no dije nada. Luego entendi que el pratica siempre con mucha intensidad. Muy buen profesor, nunca en mi vida tuve tanta facilidad para aprender una forma. Lo digo de verdad, no para decir algo lindo. Cuidate y ojo con la panza, porque si seguis asi la proxima vez que vengo, tu no vas a poder tocarme! Cuida a tu familia y dale todo lo necesario para que tus ninos sean buena persona como vos.
SIFU GUILLERMO FERNANDEZ
Sifu Fernandez a 41 ans, ça parrait pas mais ses cheveux le trahissent un peu! Je me suis pas entraîné avec lui, mais il m'a donné quelques cours de mandarin. Malheureusement, on a pas eu la chance d'avoir un horaire régulier, mais je le remercie pour son temps. C'est un mec bien sympathique et qui en connais pas mal sur la culture et la médécine chinoise. Il a également fait de longs séjours en Chine pour approfondir ses connaissances. Il adore le Hsing Yi, la boxe 'de l'esprit'. À la prochaine mon ami. J'accepte ton invitation d'aller chez toi manger un mets typique un de ces jours.Sifu Fernandez tiene 41 anos, no se notaria si no fuera por su cabello - jaja. No practique con el, pero me enseno algo de chino. No tuvimos oportunidad de tener clases frecuentemente, por el horario pero le agredezco por su generosidad. Muy simpatico y sabe mucho de la cultura y medicina china, por supuesto el fue a China varia veces. A el le facina el Hsing Yi, boxeo de la mente. Nos vemos amigo. Acepto la invitacion de visitarte a tu casa y comer algo tipico de Argentina.
FEDERICO LAGUIA
Un ado de 17 ans champion de forme si je suis exacte. J'ai fait pas mal de combat avec lui, entre autre pour le préparer à un tournoi dernièrement. Il est bon et prometteur. C'est de lui que j'ai appris la Shaolin 1, forme très longue et acrobatique qui lui a fait grimpé sur la première marche du podium, selon ce que j'ai entendu. Malheureusement, il se laisse impressionné par mes pseudo gros bras...Be like water my friend ! Continue de t'entraîner...never give up.
Un pibe de 17 anos campeon en formas, si mi memoria no falla. Hice combate con el. El es bueno y si sigue puede llegar a un buen nivel. El me enseno Shaolin 1, forma larga con algunas acrobacias. Pienso que fue con esta forma que fue campeon. Desafortunadamente, el piensa que soy fuerte con los brazos..olvidate de la fuerza. Be like water my friend ! Segui entrenando, nunca pares. Seguimos en contacto.
ARKADY
Que puis-je dire de Arkady. Russe adopté par l'Argentine il y a une dizaines d'années. Il fait du kung-fu depuis quelques années et à 20 ans, il part bientôt pour les USA pour devenir pilote d'avion. Bonne chance mon pott!Me falto decir de Arkady. Ruso que fue adoptado por Argentina. Pratica el kung-fu hace anos y con 20 anos se va pronto a los USA para ser piloto de avion. Buena surte. Good luck my boy!
SIFU LOUIS ROCCAMORA
Un dernier mot pour remercier également Sifu Roccamora, qui a su me tuer les épaules à plusieurs reprises avec le Chi Sao de leur branche et en me faisant courir partout en me forçant à garder le contact - c'était dur, il change de direction comme Speady Gonzalez! Il m'a fait complètement capoté en me répètant sans cesse de protèger mon centre. Non pas qu'il avait tort, mais ma physionomie me limite quelque peu. Merci, tu m'en as montré pas mal sur la branche de Moy Yat.
Las ultimas palabras son para Sifu Roccamora que me mato varias veces los hombros con el Chi Sao de la rama de Wing-Chun de la escuela ademas de hacerme correr en todo el gimnasio, el cambia direcion como Speady Gonzalez, y deciendome de guardar el contacto. Tambien siempre me decia de cuidar mi centro, el tenia razon, pero mi fisonomia me limita. Gracias, me enseno mucho de la rama de Moy Yat.
So, this is it. Il est tard, je suis plus que fatigué. Mon retour au Canada a été fatiguant. Je vous donnerais des news sous peu.
Es tarde, y estoy mas que cansado. La vuelta a Canada fue duro. Les mandare mas noticias pronto.
Ciao,
giboy,
the underground, for the moment, journalist.
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dimanche, 21 mai 2006
111 days later
Hey hey hey !
Je prends quelques minutes pour vous donner quelques nouvelles récentes outre le kung-fu…et incluant du kung-fu, parce que c’est le principale de ma vie en ce moment.
J’ai maintenant une nouvelle demeure depuis plus d’un mois et demi, c’est-à-dire mon école de kung-fu, et je me sens comme chez moi (dois-je spécifier que je n’ai plus de chez-moi officiel !). Mon endroit personnel, ne l’est pas vraiment, est petit et je dors sur un vieux divan (lit) argentin des années 80. Ce qui m’a appris à me coucher, trouver une position potable pour passer mes quelques heures de sommeil et ne plus bouger de la nuit. La cuisine est correcte, sans plus. En fait, je vous lance de la poudre aux yeux en ce moment pour romancer mon périple, car rien, mais rien de tout ça me dérange. Absolument pas. Je ne suis pas du genre à m’ennuyer de mon confort nord américain pour cinq cents. La vérité est que je m’ennuie de rien. Certain d’entre vous me dise que c’est impossible. Attendez, que je me force un peu. OK, j’avoue que le beurre d’arachide m’a royalement manqué, que j’aimerais des fois essayer de sacrer une raclée à un de mes bons confrères de kung-fu (ya know who you are, Toaist monk !) et chiller le samedi soir avec un buddy…(entouré d’une délicio!- ici la pizz fait pitié).
Blague à part, je vis carrément dans une école de kung-fu. Mon salon c’est la salle d’entraînement et ma salle à dîner, le soir, c’est le bureau de Sifu. Pour me divertir, j’ai accès à la bibliothèque du maître, environ 1000 livres et vidéos. Debout vers 7h. J’arbore un de mes supers tee-shirts de kung-fu, déjeune avec le maître. J’écris un brin dans mon journal de bord. Premier training. Dîner de moine. Un peu de lecture de kung-fu. Deuxième training et des fois un troisième. Pendant la cuisson de mon poulet, de mes oeufs ou la rôtie de mon sandwich, je pratique encore quelques mouvements. Durant mon souper, je regarde une vidéo ou un film de kung-fu. En allant porter mon assiette, mes yeux s’arrêtent sur le mannequin de bois. Je me dis que je pourrais finir ma journée avec des enchaînements sur le mannequin. Coucher entre minuit et 2h (des fois c’est 3h). Quelques heures de sommeil et je recommence le tout avec une joie d’un enfant de 7 ans. Est-ce que vous vous demander si je trippe ? Bien, si vous lisez ce texte sur ce site, vous me connaissez déjà…donc, la question ne se pose pas. Je trippe pas, je suis en train de vivre une des plus belles expériences de ma vie. Fallait juste avoir les couilles de foncer, envers et contre plusieurs (famille), et de le faire. Certains m’écrivent et me disent que je suis chanceux…et qu’ils aimeraient ça eux aussi voyager et vivre des expériences (mettez le chapeau s'il vous fait). WO minute! J’ai pas tiré mon nom dans un chapeau ni gagner à la loterie. Il y a des décisions qui se prennent et des actions qui se font lorsque l’on veut quelques choses dans la vie. On doit se voir comme responsable de ce qui nous arrive et gérant de notre propre destin. Stop looking other people living thier lives, and live yours.Want something ?Work your ass of and get it.
VISITE CANADIENNE
Los tres amigos !
Émilie est venu nous visiter récemment. Ce qui m’a permis de sortir le nez dehors et de découvrir la grande ville de Buenos Aires et ses coins touristiques. Pierre a pris quelques jours de congés pour venir avec nous en Uruguay pour un séjour express de 48h chrono. Planification de voyage qui a été très difficile à faire en raison des horaires de bâteau et d’autobus que nous devions faire concorder. Trois heures de bâteau et cinq heures d’autobus plus tard, nous arrivions, crevés mais contents, à Punta del Este, endroit calme avec une belle mer. Hors saison touristique, tout était désert. Personne sur les routes ni sur la plage. Louâmes deux scouters français et fîmes le tour de la pointe. Visitâmes ( c’est plus rapide avec le passé simple ) aussi la Casa Pueblo, maison d’un artiste du pays qu’il a construit lui-même en s’inspirant des fours à pain. Dans un documentaire sur sa vie, il s’excuse pour se qu’il a fait à l’architecture, mais soutient qu’il devait donner libre expression à son art. Cinq heures de bus plus tard, nous arrivons à Colonia, gros comme le Vieux-Québec, que nous avons visité en cart de golf, vraiment cool.
Voilà,
Peace out,
El periodista underground.
Salutation distinguée à mon monde du Lac St-Jean, spécialement Laurence qui suit mes aventures. Merci pour votre encouragement (tee-shirt) on se revoit cet été.
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